maladie_du_boisLes maladies du bois (esca, BDA, eutypiose) sont toujours présentes dans le département de la Gironde. Compte-tenu de l'interdiction de l'arsénite de soude, il est primordial d'y accorder une plus grande importance.

Les maladies de dépérissement de la vigne : Esca, Black Dead Arm (BDA) et l'Eutypiose mettent en péril la pérennité du vignoble. Ces maladies préoccupent d'autant plus les professionnels de la viticulture qu'ils ne disposent d'aucun moyen de lutte curative contre ces maladies complexes.

Selon l'observatoire sur les maladies du bois mis en place en 2003 suite à l'interdiction de l'arsénite de soude en novembre 2001, plus de 10% des ceps sont considérés improductifs, soit parce qu'ils présentent de forts symptômes, soient parce qu'ils sont détruits, soit parce qu'ils ont dû être complantés.

Au niveau national, la recherche suit plusieurs pistes, de la mise au point de méthodologies pour l'amélioration des connaissances sur les maladies du bois, à la conception et la mise en oeuvre d'outils techniques et économiques de lutte ou de réduction des impacts.

La vigne héberge une large diversité de micro-organismes, champignons, levures et bactéries. Il est important de pouvoir identifier les espèces associées aux nécroses, les localiser dans une plante et évaluer leurs pouvoirs pathogènes. Pour cela, des études cherchent à mettre au point des outils moléculaires d'identification et de quantification.

cal_de_vigneDe nouveaux modèles de recherches sont également testés comme l'utilisation de cals de vigne. L'Université de Haute Alsace étudie ainsi les relations cals-pathogènes, l'expression des gènes liés au stress et envisage même de pouvoir sélectionner des cals embryogènes résistants aux toxines de champignons.

Parallèlement à l'étude des micro-organismes, des connaissances sont à acquérir sur les conditions favorables ou non à l'expression de la maladie, liées au mode de conduite, mais également au type de terroir et notamment à la vigueur conférée aux plants en fonction des catégories de sol.

Les maladies du bois peuvent être considérées comme des maladies d'équilibre : les années aux conditions climatiques favorables à la croissance pourraient conduire à une baisse des capacités de résistance de la vigne et donc à une augmentation des symptômes.

Mesures préventives visant à protéger les jeunes plantations :

Parallèlement à la sélection de matériel plus tolérant, les recherches portent sur l'impact des pratiques culturales sur le développement des maladies (densité de plantation, taille, gestion de la vigueur...).

Dans l'attente de ces résultats, il convient d'optimiser les conditions d'implantation en évitant par exemple les sols hydromorphes (saturation régulière en eau) ou en exposant les jeunes plants à des stress hydriques prolongés.

Mesures préventives contre la propagation des maladies au sein de la parcelle :

Conjointement aux programmes de recherche sur les pratiques culturales, des essais sont maintenus dans l'objectif de pouvoir préconiser des solutions pour protéger les plaies de taille.

Les meilleurs mesures préventives restent l'élimination, avant la taille, des souches mortes ou des parties malades des ceps repérés l'année précédente et la limitation des plaies de taille. Pour réduire la propagation des maladies de bois, il est conseillé de tailler tardivement, en période de pleurs.

Mesures curatives pour les plants atteints :

Les champignons se trouvant protégés à l'intérieur du bois, il y a peu d'espoir de trouver des molécules fongiques efficaces. Ce n'est pas la voie de recherche privilégiée actuellement. Il n'est donc pas envisageable de trouver une solution unique telle que pouvait l'être l'arsénite de soude.

Pour en savoir plus : Chambre d'Agriculture de la Gironde - Service Vigne et Vin au 05.56.35.00.00