chanvreLe chanvre connaît aujourd'hui un regain d'intérêt. Avec ses multiples possibilités, il pourrait devenir un véritable défi pour l'avenir. Le groupe palois Euralis-Coopéval mise sur cette production encore marginale.

La fibre naturelle du chanvre peut se substituer à la fibre synthétique issue du pétrole et offre, comme sa graine, des possibilités d'applications dans de nombreux domaines. Découverte...

Dans le chanvre tout est bon. La fibre est particulièrement prisée pour des produits destinés à l'écoconstruction et notamment sur le marché de l'isolation où elle concurrence directement la laine de verre. Le bois de chanvre (la chènevotte), mélangé à de la chaux, est utilisé comme enduit dans les rénovations de façade. Mais la véritable révolution dans le bâtiment est l'arrivée sur le marché des parpaings de chanvre qui seront commercialisés dès le début de l'année 2012. La graine de chanvre est toute aussi prometteuse que la fibre. Elle intéresse les marchés de l'oisellerie, des cosmétiques et même de l'alimentation.

Le chanvre a aussi beaucoup d'avantages. Il ne nécessite pas de traitement phytosanitaire, il demande peu d'engrais azoté et consomme peu d'eau.

La culture du chanvre représente actuellement en France 0,03% de la surface agricole utilisée soit 12 500 hectares. Mais ce marché est en pleine croissance.

Aux vues des perspectives d'avenir intéressantes que peut offrir le chanvre, le groupe palois Euralis et sa filiale toulousaine Coopéval ont investi à Cazères (31) 7,5 millions d'euros pour créer Agrofibre, une usine de défibrage du chanvre. En 2010, elle a traité 8 000 tonnes de paille produite par un réseau de 140 agriculteurs.

Le groupe Euralis-Coopéval s'est rapproché de son homologue vendéen afin d'imaginer une machine qui soit capable de récolter en même temps la paille et la graine. Celle-ci vient d'être tester avec succès sur la récolte 2011. Le groupe espère qu'elle va permettre à la culture du chanvre, qui reste encore marginale, de prendre un véritable essor et de permettre un revenu à l'hectare qui puisse être comparable à celui du maïs, du tournesol ou du colza.