Il y a tout juste une semaine nous étions le 3 septembre et c'était la rentrée scolaire. Une rentrée des classes dans les lycées agricoles qui concernait 450.000 élèves, étudiants et apprentis.

Du CAP à l'enseignement supérieur, la filière agricole s'est préparée cette année à une rentrée sous le signe de l'agroécologie.

Pour le ministère de l'Agriculture, l'année 2013 aura été un excellent "cru", avec 84.361 candidats qui se sont présentés aux examens et 68.677 reçus, soit 9.700 de plus que l'an passé. En 2012, du côté de l'insertion professionnelle, le taux net d'emploi à 33 mois a été de 85,6 % pour l'enseignement technique agricole, dont 86,4 % pour les baccalauréats professionnels (Bac Pro) et 93,4 % pour les brevets de technicien supérieur agricole (Btsa). Un succès en grande partie lié à la place des professionnels dans la formation et dans la vie des établissements. De même, l'intégration des établissements dans leur territoire et leur bassin d'emploi constitue un vrai facteur de réussite.

Une rentrée sous le signe de l'agroécologie

Expérimenter et innover, pour une agriculture compétitive et respectueuse de l'environnement, ouvrir les jeunes à la culture européenne et internationale : l'enseignement agricole démontre une fois encore qu'il est impliqué à part entière dans la démarche agroécologique "Produire autrement".

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a fait de l'agroécologie son grand projet. L'objectif recherché est le renforcement de l'insertion scolaire et professionnelle "pour répondre au défi majeur de l'emploi des jeunes dans notre pays" et  de "s'appuyer sur le système éducatif et la formation professionnelle pour faire émerger un nouveau modèle agricole fondé sur l'agroécologie".

Selon un communiqué, Stéphane Le Foll précise que "la prochaine Loi pour l'avenir de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt comportera un chapitre sur l'enseignement agricole, qui intègrera les conclusions de la concertation qui s'est tenue du 29 mars au 16 mai." Cette concertation a permis de dégager des grands axes afin de renforcer les atouts de l’enseignement agricole. Parmi eux, l’amélioration de  la réussite scolaire et de l’insertion professionnelle des jeunes ou la consolidation des relations entre l’enseignement technique, le supérieur, la recherche et le développement. Les exploitations agricoles, composantes des établissements, devraient également pouvoir jouer leur rôle au cœur du projet d’établissement et de l’animation du territoire. Enfin, l’enseignement agricole devrait continuer de se mobiliser pour la lutte contre le décrochage scolaire et celle de l’égalité entre filles et garçons.