Les initiatives se mulitplient pour tenter de venir à la rescousse des abeilles. La dernière en date s'appelle Bee Friendly.

Bee Friendly est un nouveau label qui distinguera des produits dont la fabrication ne nuit pas à la vitalité des abeilles

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C'est lundi dernier, au Salon International de l'Agriculture à Paris et en présence de Stéphane Le Foll Ministre de l'Agriculture, que plusieurs associations Européennes ont présenté et lancé ce label. Dans la continuité du projet agro-écologique pour la France, l’objectif du label est de donner au consommateur la possibilité de favoriser des produits plus respectueux des pollinisateurs.  

Ce label est développé, géré, et garanti par l’Association BEE FRIENDLY, créée en 2011 et regroupant des organisations européennes d’apiculteurs. Il a été élaboré par un collège d’experts de l’abeille, de l’agriculture bio ou de l’industrie agroalimentaire. La certification repose sur un cahier des charges de 27 critères notamment un encadrement de l’utilisation des pesticides et la préservation de la biodiversité.

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Bee Friendly distinguera à partir de la fin 2014 des produits, pour l'instant des fruits et légumes et des produits laitiers, dont la fabrication ne nuit pas à la vitalité des abeilles. Un audit s'assurera que les producteurs labellisés bannissent un certain nombre de pesticides, dont les fameux néonicotinoïdes, accusés de favoriser le déclin des abeilles, et les OGM, mais évitent aussi de les priver brutalement de fleurs à butiner…

Car même si "l'agriculture biologique est la plus respectueuse de la santé des abeilles", explique Olivier Belval, président de l'association Bee friendly, produire bio ne suffit pas à être "bee friendly". Et inversement, une exploitation conventionnelle peut tout à fait respecter le cahier des charges mis au point par l'association.

abeille

Une démarche "bee friendly" peut consister, par exemple comme le fait producteur laitier Sternenfair, faucher les prairies tôt le matin ou tard le soir, au moment où les abeilles ne butinent pas. En contrepartie, l'exploitation bénéficie d'une meilleure pollinisation de ses pâturages et valorise concrètement ses efforts auprès de ses clients via l'accolement du label Bee Friendly sur ses produits.

En 2013, la production de miel a encore baissé par rapport l'année dernière. Elle est inférieure de moitié à son niveau de 1995, alors que le nombre de ruches est à peine moindre. Les conséquences de la mortalité des abeilles ne se font pas sentir que sur la production de miel. Rappellons que 80 % des plantes à fleurs ont besoin des abeilles pour se reproduire, si bien qu'un tiers de ce que nous mangeons n'existerait plus si les abeilles disparaissaient.